
JO 2030 - Le président du Comité d'organisation Edgar Grospiron démissionne

"Sa décision de quitter la présidence s'inscrit dans une transition choisie, organisée et assumée, dans l'intérêt du projet et de sa gouvernance. Elle traduit une volonté partagée avec les parties prenantes de permettre à l'organisation d'entrer rapidement dans cette nouvelle phase opérationnelle", indique le Cojop d'Alpes 2030 dans un communiqué.
Le Cojop précise qu'une assemblée générale, prévue lundi, "sera l'occasion d'organiser l'intérim, jusqu'à la désignation prochaine d'une ou d'un nouveau président".
"Après plusieurs mois de tension au niveau de la gouvernance, je tire la conclusion que les conditions ne sont plus réunies pour moi de continuer cette aventure", a écrit de son côté l'ancien champion olympique de ski de bosses sur son profil LinkedIn.
En décembre, la démission de la directrice des opérations, Anne Murac, avait marqué le début d'une série noire de départs qui avait culminé avec celui du numéro deux de l'instance Cyril Linette, annoncé en pleins Jeux d'hiver de Milan-Cortina et justifié par des "désaccords insurmontables" avec Edgar Grospiron.
Au-delà de tensions en interne, Edgar Grospiron a dû affronter des luttes d'influence politique et des crispations avec certains acteurs en région vivant mal la volonté de certains responsables parisiens de transplanter dans leurs territoires de montagne l'expérience des JO de Paris en 2024.
Sa gestion managériale et sa vision de la gouvernance sont aussi pointées par ses détracteurs qui le décrivent comme "n'en faisant qu'à sa tête" et "n'écoutant rien". Un audit sur le climat social a été mené auprès de la centaine de salariés de l'instance ces dernières semaines, et ses conclusions doivent être rendues cette semaine.



